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L'Afrique c'est Nous!

Extrait de mes réflexions nocturnes

24 Mai 2011, 23:13pm

Publié par afrinous.over-blog.com

[...]

"1960 ; carrefour des années pour nombre de pays africains. En effet, au soir d’une colonisation dominatrice et pleine de chocs, l’Afrique semble avoir le droit de diriger elle-même le destin que le sort lui a confié. Enfin. Le mythe de la domination tombe, tout en restant présent dans les civilisations et se faisant enseignée de génération en génération. Enfin. Les langues se délient et se mettent au service de la conquête d’un pouvoir qui leur était pendant longtemps refusé. Enfin. Notre Afrique est à nous. Enfin.

En ces temps là – selon ce qu’il nous est rapporté- la joie était à son paroxysme au sein des africains. Elle l’était à tel point que pour remercier l’humble donateur, le miséricordieux, pour lui prouver qu’ils ne l’oublieront jamais pour cet acte noble qu’il vient de poser, ils lui donnèrent de siéger à leur droite pour profiter avec eux - pendant quelques temps - de ce sentiment merveilleux qu’est celui de la liberté. Seulement voilà. Quelques 50 ans après, le bilan de cette co-gouvernance est là. DESASTREUX.

L’idéologie coloniale n’est rien d’autre que l’avilissement d’une culture aussi riche que celle de l’Afrique, l’inscription fixe dans la mémoire soumise de ses enfants d’une soi disant supériorité naturelle des uns sur les autres, l’exploitation de ses terres aussi fertiles, aussi riches naturellement, au profit du bien être du colonisateur. Mais il est vraiment difficile de croire qu’un tel dictateur pourrait affranchir ses esclaves et même contribuer à leur plein épanouissement. Et même si c’était le cas, comment ne pas penser qu’il ne leur conseillerait que d’être à son image, de piller, d’exploiter – ce qu’il préfèrera d’ailleurs- pour ne pas être – directement – pointé du doigt quand le pire arrivera. Sauf que cette fois-ci, c’est l’esclave qui devient maître de ses frères et , oubliant l’histoire ou feignant l’oublier voudra se rendre justice à lui-même, comme s’il était le seul à avoir été sali et humilié....."

[...]

Charbel Gauthe, extrait de mes réflexions nocturnes

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